Malgré la qualité des relations sino-africaines, les exportations de l’Afrique en Chine n’évoluent pas vraiment

La tenue de plusieurs forums sino-africainS ont confirmé la place centrale que tient désormais l’Afrique dans les stratégies extérieures du gouvernement chinois. Si les annonces faites au cours de ces sommets concernent avant tout la coopération au développement, la coopération sino-africaine se joue aussi sur le front économique et commercial, avec un accroissement considérable des échanges commerciaux entre les deux continents; et des investissements chinois en Afrique en constante augmentation depuis quelques années. Les chiffres permettent d’en prendre toute la mesure.

Entre 2000 et 2007, le commerce entre la Chine et l’Afrique a été multiplié par sept pour atteindre 70 milliards de dollars. On estime par ailleurs qu’aujourd’hui ce montant avoisine les 200 milliards de dollars. C’est dire que les relations commerciales constituent aujourd’hui le principal moteur des relations sino-africaines.

Cependant, malgré la belle percée de la Chine en Afrique, l’ensemble des exportations de l’Afrique vers le pays asiatique est en dessous de 20% . Il s’agit principalement de matières premières : 70 % pour le pétrole et 15 % pour les ressources minières.

Quant aux investissements chinois en Afrique, ils ont littéralement décollé eux aussi en même temps que les échanges commerciaux. Néanmoins, ces investissements ne représentent pas plus de 18% des investissements chinois à l’étranger. Les secteurs concernés sont ceux des matières premières (pétrole et minerais), les ateliers d’assemblage, le secteur des banques et de la finance , la construction et les travaux d’intérêt public, un marché que les entreprises installées en Chine commencent à dominer presque totalement. Plus de 1000 entreprises chinoises seraient présentes en Afrique.

Par ailleurs contrairement aux autres puissances qui investissent très souvent sous condition, la Chine, elle, ne pose pas de conditions à son aide en termes de politique et d’orientation économique. Pas plus qu’elle n’a d’exigence vis-à-vis de ses partenaires en termes de démocratie, de transparence dans l’usage des fonds. Sa politique de coopération se fonde sur la « non-ingérence » dans les affaires intérieures des pays africains . Ce qui l’amène à investir dans des pays où corruption et violations des droits de l’homme atteignent des proportions endémiques.


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