Un accord important entre le Nigéria et le Maroc sur le gazoduc ouest africain

Un accord signé samedi entre les deux pays prévoit l’extension du West African Gas Pipeline (WAGP) du Nigeria jusqu’à l’Europe via le Maroc. Il s’agirait du plus grand projet gazier en Afrique de l’Ouest. Le Maroc et le Nigeria ont annoncé le lancement de ce méga projet de gazoduc reliant les deux pays lors d’une cérémonie présidée par le roi du Maroc et le président nigérian, Muhammadu Buhari le samedi 3 décembre à Abuja, la capitale du Nigeria.

Sa construction sur la côte ouest-africaine avait démarré en 2005 et l’acheminement du gaz avait commencé en 2010. Le West African Gas Pipeline(WAGP) relie actuellement le Nigeria au Bénin, Togo et au Ghana. Il s’agit désormais de le prolonger, jusqu’au Maroc, puis jusqu’à l’Europe.

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Un marché régional de l’électricité

Présenté comme le plus grand gazoduc d’Afrique de l’ouest, il est porté par Ithmar Capital (anciennement dénommé Wessal Capital) et le Nigeria Sovereign Investment Authority, les fonds souverains des deux pays.

« Le pipeline sera conçu avec la participation de toutes les parties prenantes, dans le but d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région de l’Afrique de l’Ouest », précise un communiqué publié à l’issue de la signature de l’accord.

Le Maroc et le Nigeria veulent créer un marché régional compétitif de l’électricité susceptible d’être relié au marché européen de l’énergie et « qui permettra de développer des pôles industriels intégrés dans  l’industrie, l’agro-business et les engrais, afin d’attirer des capitaux étrangers et d’améliorer la compétitivité des exportations ». Pour le moment, le projet est en phase d’étude. Aucun montant d’investissement n’a été communiqué mais la presse marocaine parle de « plusieurs milliards de dollars ». 

Le précédent algérien 

Le mensuel marocain Économie et Entreprises, qui avait révélé ce projet de pipeline avant la signature de l’accord, précise que l’Algérie voulait conclure un projet similaire avec le Nigeria mais que ce projet n’a pas pu voir le jour.

En 2002, l’Algérie avait entamé des négociations avec le gouvernement nigérian, en vue de la création d’un pipeline à travers le Sahel, mais aucune convention d’investissement n’avait été signée en raison des risques qui planent sur la région. « Les pays clients ont affiché des réticences face au risque sécuritaire qui mine la région et qui pourrait être à l’origine d’interruptions intempestives d’approvisionnement », explique le mensuel. Le pipeline trans-saharien devait traverser le Sahel et l’Algérie pour atteindre les portes de l’Europe, et s’étendre ainsi sur 4 000 kilomètres. 

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source: Jeune Afrique

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