Développement: Aliko Dangote appelle à l’entrepreneuriat

De tous les continents l’Afrique reste celui qui est le moins développé malgré tous ses atouts naturels. Pour amener le continent au développement, ses fils en appellent à l’entrepreneuriat. Le nigerian Aliko Dangote, par exemple fait partie de ceux qui croient en l’Afrique. Avec tous ses milliards, l’homme d’affaires a choisir de n’investir qu’en Afrique.

Selon l’homme le plus riche du continent, l’Afrique regorge de toutes les potentialités pour se développer. Ces atouts sont les richesses naturelles et surtout la jeunesse. Aussi, pour lui, il faudra dans un premier temps freiner les importations.

« Nous n’allons pas continuer à tout importer plus longtemps », affirme Dangote. Pour le milliardaire nigérian, la clef de sa réussite est « l’intégration verticale en amont ». Derrière ce terme technique se cache une stratégie industrielle ambitieuse : alors que les raffineries sucrières du groupe Dangote importaient du Brésil du sucre, elles ont développé la culture de canne à sucre au Nigéria afin de s’approvisionner localement.

Cette recette est appliquée dans les autres branches du groupe (sucre, riz ciment, fertilisants) et pourrait constituer la base d’une stratégie de développement des économies africaines, leur permettant d’atteindre l’autosuffisance dans de nombreux secteurs.

Ensuite, il faut donner une priorité à l’agriculture. Il souligne notamment le risque de dépendre des importations, prévoyant une hausse du coût du fret dans les années à venir.

Rappelant les risques financiers qu’il avait pris à ses débuts, Dangote appelle les entrepreneurs africains à voir les choses en grand et à investir à long terme. Il a notamment rappelé que d’ici à 2100, l’Afrique allait représenter 50% de la population mondiale, contre 30% actuellement, représentant une demande qui allait devoir être satisfaite.

Dernière recommandation du magnat nigérian : ce ne sont pas les États qui doivent créer des emplois, mais les entrepreneurs. Les interventions des gouvernements doivent se limiter à créer un environnement favorable au secteur privé. Deux priorités pour les pouvoirs publics : un approvisionnement en électricité stable et des politiques économiques prévisibles.


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