Finance verte : le Maroc et la France rivalisent d’ambitions

Finance verte : le Maroc et la France rivalisent d’ambitions

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À Casablanca, lors du Climate Finance Day vendredi, le ministre de l’Économie et des Finances marocain a revendiqué l’émission, réussie, de la première obligation verte souveraine, c’est-à-dire du premier «green bond» étatique.

 Le flambeau de la Conférence climat passe de la France au Maroc, pays organisateur de la COP22 qui s’ouvre ce lundi à Marrakech. Mais, pour la finance, le relais a été assuré dès vendredi, avec l’organisation à Casablanca du Climate Finance Day, deuxième du nom. La première édition de cette journée dédiée aux financements verts avait eu lieu l’an dernier en France, sous l’égide de Paris Europlace, qui fait du financement de la transition énergétique un axe stratégique. La place financière de Casablanca ne manque pas moins d’ambition, ni d’ailleurs le Maroc, dont le ministre de l’Économie et des Finances a revendiqué vendredi l’émission, réussie, de la première obligation verte souveraine, c’est-à-dire du premier «green bond» étatique. Le royaume aurait-il ainsi volé la vedette à la France, qui entend être le premier pays du monde à accomplir une telle opération de financement et qui promet une émission, «très significative» au dire d’un banquier, au printemps 2017? Pas tout à fait. C’est une agence publique, la Masen, dédiée au développement des énergies renouvelables au Maroc, qui a réalisé cet emprunt d’une centaine de millions d’euros et non le Trésor marocain lui-même. La France peut donc toujours espérer réaliser une première mondiale…

D’ici là, la finance verte aura peut-être davantage de repères pour se développer. Car si l’appétit des investisseurs pour les green bonds et autres produits financiers verts est réel, les labels manquent. Les éléments de formation des prix aussi. «Fixer un prix au carbone est le bon moyen pour quantifier le risque climat», affirme Gérard Mestrallet, le président d’Engie et de Paris Europlace. Un projet qu’il revient désormais au Maroc de tenter de mettre en œuvre.

Source: LeFigaro

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