À ces chiffres, s’ajoute l’inscription record des start-up. Elles ont été 70 à participer au concours « 10 minutes pour convaincre » qui a vu défiler dans l’après midi du 17 novembre, des porteurs de projets qui ont, tous en général, charmé le jury par leur jeunesse (entendez jeunesse des idées) et leur capacité à apporter des solutions concrètes et compétitives aux problèmes quotidiens (déchets, électricité, eau, procédures administratives, facturation).
Hormis la difficulté quasi-structurelle à accéder aux guichets bancaires, ces petites entreprises ont un point commun: l’Internet et la téléphonie mobile comme support d’activité à travers des modèles économiques souples et peu budgétivores.
Ces idées nouvelles mises en œuvre par des start up sous-capitalisées et dont certaines n’ont pas encore un an portent en elles le futur de l’Afrique. Pourvu que les pouvoirs publics, les partenaires multilatéraux et les privés, définissent un écosystème intelligent et souple permettant de raccorder la TPE de moins de 100 millions de FCFA de chiffre d’affaires à la PME de 500 millions de dollars et celle-ci à la multinationale.

Les besoins de la fourmilière de start-up et de PME se chiffrent en millions de dollars. « Mais s’il faut, déplorait Vera Songwe, directrice régionale de l’IFC, lors de l’ouverture du forum, passer 4 mois à faire le raccordement à l’électricité et 6 mois à dédouaner son matériel au port et, d’un autre côté, faire face aux redressements fiscaux tous les quatre mois, il ne sera pas facile de développer la PME ».
Aussi, avant tout, à l’instar de l’ivoirienne Axxiom, vainqueur du concours des start-up, grâce à une solution innovante de gestion des déchets et de régénération des bassins sédimentaires (nous y reviendrons), l’essaim des petites entreprises a besoin d’ un accompagnement administratif, technique et financier ainsi que d’une réforme des marchés publics lui permettant l’accès à la commande publique.

Cette recommendation forte du ministre ivoirien des PME, Jean-Louis Billon,  a fait l’objet d’applaudissements nourris lors du premier jour du forum. Des dirigeants de grandes PME comme Fabrice Savagnon de l’agence Vodoo ont insisté sur un traitement particulier en faveur des acteurs locaux. « Mais nous ne voulons pas de préférence sans compétence », nuance le communicant.

Source: financialafrik.com