Les infrastructures en Afrique ont besoin de plus d’investissement

Lancé au cours du Sommet du G8 tenu à Gleneagles en 2005, le Consortium pour les infrastructures en Afrique(ICA) a vocation d’aider à améliorer la vie et le bien-être économique des populations africaines en encourageant, appuyant et promouvant l’accroissement de l’investissement tant public que privé dans l’infrastructure en Afrique. Grâce à son pouvoir de mobilisation, l’ICA joue un rôle de catalyseur; renforçant et accélérant le développement de l’infrastructure en Afrique. Au nombre des membres de l’ICA figurent les pays du G8, le Groupe de la Banque mondiale, le Groupe de la Banque africaine de développement, la Commission européenne, la Banque européenne d’investissement et Developpement Bank of Southern Africa. Le groupe a rendu public son rapport annuel intitulé « Tendances du financement des infrastructures en Afrique 2016 ».

Il ressort de cette étude que les engagements en matière de développement des infrastructures en Afrique ont reculé à 62,5 milliards $ en 2016, contre 78,9 milliards $ en 2015.

Cette huitième édition a levé le voile sur les différentes sources et l’impact du financement sur le développement des infrastructures en Afrique, tout en identifiant de nouvelles opportunités de mobilisation des ressources.

En effet, le rapport du ICA stipule que, les dotations allouées aux infrastructures par les budgets nationaux en Afrique se sont élevées à 26,3 milliards $ en 2016, en hausse de 9,6% par rapport aux 24 milliards $ enregistrés en 2015.

Par ailleurs, l’apport chinois au développement des infrastructures sur le continent a beaucoup varié. De 3,1 milliards $ en 2014, les investissements chinois sont passés à 6,4 milliards $ en 2016. De façon plus étendue, entre 2011 et 2016, l’investissement chinois est resté en moyenne dans le sillage des 12 milliards $.

En outre, les pays et institutions membres de l’ICA, étaient également actifs. Les décaissements réalisés par ses membres, en 2016, se sont établis à 13,4 milliards $, soit une hausse de 6% par rapport aux 12,6 milliards $ de l’année précédente. Ce montant est le plus élevé jamais enregistré pour les membres de l’ICA.

On note également que les membres du Groupe de Coordination des Fonds arabes (ACG) ont engagé 5,5 milliards $ en 2016 au profit du développement des infrastructures en Afrique, une augmentation par rapport à l’année 2015 (4,4 milliards $) et 2014 (3,5 milliards $).

Comme l’indique le rapport, si l’on tient compte de la participation du secteur privé, la valeur des projets à la clôture financière en 2016, s’élevait à 3,6 milliards $, dont 2,6 milliards $ de capitaux privés. Il s’agit là d’une forte baisse comparativement aux capitaux privés enregistrés en 2015 (7,4 milliards $) et en 2014 (5,1 milliards $).


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