Cherté des prix: la campagne de boycott au Maroc inspire certains pays

Cherté des prix: la campagne de boycott au Maroc inspire certains pays

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C’est une forme de contestation inédite qui agite le Maroc! Cela fait maintenant 3 semaines que la population marocaine a entrepris une campagne de boycott des produits de grande consommation. Et cette initiative semble avoir inspiré d’autres pays de la région.

Lancé sur les réseaux sociaux, cet appel au boycott a visé les stations-service Afriquia, l’eau Sidi Ali des Eaux minérales d’Oulmès, et le lait de Centrale Danone, tous trois leaders sur le marché marocain.

La raison de cette démarche est selon les manifestants, la cherté des produits évoqués. Certains internautes avaient même préconisé l’organisation d’une marche de protestation contre la cherté des prix. Sauf que tous les Marocains n’adhèrent ni au boycott, ni à l’organisation de manifestation; et se posent même des questions sur le pourquoi et le comment de telles démarches. Surtout lorsque l’on sait que le boycott ne vise que trois sociétés et exclusivement leurs produits.

Il semble même que le phénomène de boycott au Maroc ait inspiré certains pays de la sous-région, notamment la Mauritanie.

En effet, «Khallouha tfaless» (laissez-la faire faillite), tel est le mot d’ordre de la campagne de boycott qui vient d’être lancée en Mauritanie, visant Mauritel, la compagnie de télécommunications, dont Maroc Telecom détient 51 % du capital.

Ainsi un responsable de l’une des pages qui font promotion de la campagne du boycott sur Facebook a déclaré: «Nos demandes sont claires:réduire les prix déraisonnables en comparaison aux pays, dont les revenus, sont beaucoup plus importants».

Les activistes mauritaniens ont annoncé que le boycott démarrera le 1er jour du Ramadan. Une manière d’accorder un certain délai à la société pour répondre à leurs revendications.

Après le Maroc et la Mauritanie d’autres pays vont-ils suivre?