Lamamra et Haddad pour crédibiliser les ambitions économiques algériennes en Afrique

Des centaines d’entrepreneurs et d’hommes d’affaires africains et autres sont attendus à Alger du 3 au 5 décembre prochain pour le Forum africain d’investissement et d’affaires. Lors d’une conférence organisée ce lundi 7 novembre à Alger, le ministre des Affaires étrangères, le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) et la secrétaire générale du ministère de l’Industrie et des Mines se sont succédé pour expliquer l’extrême importance de ce rendez-vous qui se prépare depuis des semaines.

« Je rappelle et j’insiste sur l’importance de ce forum qui a des objectifs purement économiques et qui vise notamment à faire de l’Algérie un lieu où se rencontrent les opérateurs économiques du continent », explique Ramtane Lamamra qui précise que l’Algérie a adressé des invitations à 1 600 opérateurs. Ali Haddad enchaîne en estimant que ce rendez-vous sera « le prélude du retour de l’Algérie sur la scène économique » avant de suggérer la création de deux zones franches dont l’une sera à Tamanrasset et l’autre à Cherchell (port) connectées par la route transsaharienne.

Prisme déformant des difficultés conjoncturelles

Les affirmations des trois responsables sur les ambitions et les capacités de l’Algérie à reconquérir le terrain dans un continent auquel elle a longtemps tourné le dos ont suscité de nombreuses questions : comment reconquérir le marché africain au moment où les entrepreneurs font face à de nombreux obstacles pour s’y installer ? Comment investir dans ces pays au moment où l’Algérie est ébranlée par la crise économique suite à l’effondrement du prix du pétrole ? Quels sont les secteurs ciblés ?

Réponse de Ramtane Lamamra : « Regarder des grandes ambitions comme celles dont nous faisons état aujourd’hui à travers le prisme déformant des difficultés conjoncturelles c’est de ne pas rendre justice à la réalité. C’est ne pas accepter cette évidence qui veut que l’Algérie a des moyens considérables pour se projeter dans l’avenir avec beaucoup de confiance en elle-même et beaucoup d’assurance qu’elle parviendra à être un acteur important et un bénéficiaire de nouvelles réalités économiques internationales qui sont en gestation  ».

« La priorité aux investissements en Algérie »

Pour le ministre des Affaires étrangères, l’état de l’économie algérienne et les réformes en cours et plus globalement la transition dans l’économie nationale dans le sens de la diversification et de l’implication de l’entreprise algérienne ne peuvent empêcher le pays d’avoir des ambitions par rapport au continent africain.  « Quand on a de l’ambition, il faut pouvoir semer à tout moment pour pouvoir récolter. Il ne faut pas remettre à plus tard ce qu’on peut faire aujourd’hui », insiste Ramtane Lamamra.

Le ministre d’État rappelle qu’une entreprise algérienne du secteur privé contribue à la construction du tronçon nigérien qui doit faire jonction avec la transsaharienne à la frontière avec l’Algérie. « Ce n’est pas parce que nous avons des entreprises chinoises sur le territoire algérien que nous nous interdirons l’internationalisation pour nos propres entreprises », a-t-il dit en écartant toute « contradiction dans ce genre de démarche ». Ramtane Lamamra reconnaît toutefois que la « priorité est à l’investissement en Algérie ».

Source: tsa-algerie.com

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