Novembre Afrique…

LagosPhoto Festival est un rendez-vous de dimension internationale dédiée à la photographie contemporaine. Cette septième édition se déroule pendant un mois et se termine le 21 novembre. L’une de ses originalités est que la mise en place des différentes expositions n’est pas limitée aux galeries, mais inclut toute la ville, avec notamment des installations publiques. Une volonté forte du directeur et fondateur du festival, Azu Nwagbogu. Cet acteur culturel incontournable est par ailleurs le directeur de l’African Artists’ Foundation (AAF), dédié à la promotion et au développement de l’art contemporain africain.

Quarante-deux photographes sont exposés dans la capitale nigériane cette année. Ils ont travaillé autour de la thématique « Rituels et performances ». Une thématique qui permet de découvrir des œuvres s’intéressant tout à la fois à la religion, au genre, à la beauté, aux classes sociales, etc.  Il faut savoir que, depuis sa première édition, ce festival cherche à réunir des photographes qui s’interrogent sur l’Afrique à travers des images.

Ishola Akpo fait partie des artistes présents cette année

Cet artiste ivoirien qui vit au Bénin a commencé à se faire connaître dès 2008 lors de sa participation au Forum Transculturel d’art contemporain de Port-au-Prince, en Haïti. Depuis, on a pu le suivre dans plusieurs festivals internationaux, comme Photoquai et Photo Off à Paris. Au LagosPhoto Festival, il expose les images de la série L’essentiel est invisible pour les yeux, où il s’intéresse aux symboles familiaux.

Il pose alors l’accent sur les objets qui tissent des liens entre les personnes d’une même famille ou qui scellent des alliances familiales, claniques et ethniques. Il a notamment travaillé à partir de la dote de sa grand-mère.

Les travaux d’Eric Gyamfi et Fabrice Monteiro sont également exposés

Eric Gyamfi, photographe ghanéen, dédie sa série, nommée Asylum, à la sexualité masculine dans l’Afrique contemporaine, entre règles familiales, responsabilités, libertés et contraintes. Une série qui est constituée de photos en noirs et blancs.

En ce qui concerne l’artiste belgo-béninois Fabrice Monteiro, il nous plonge dans la thématique des dérives du pouvoir avec un projet photo-audio Vox Populi’. Des images d’hommes assis sur des trônes dorés sont accompagnées d’extraits sonores de discours de dictateurs déchus tels que Mobutu, Idi Amin Dada…

À l’agenda cette semaine également : c’est la dernière semaine pour découvrir le travail de l’artiste Halidou à Abidjan

Halidou est un plasticien ivoirien de 28 ans. Depuis tout jeune, il fait de la récup en tous genres pour créer ses tableaux. Dans cette expo, « We Africans », il met en valeur, à partir de différents matériaux, le street-art comme culturel de l’underground. Et ses tableaux sont emplis de messages autour de la mémoire collective, de la fraternité, des rêves.

Ça se passe au BAO Café, sur l’initiative de Cité des arts, qui réquisitionne régulièrement le lieu pour faire connaître à travers des expos, des artistes méconnus qui s’interrogent notamment sur la jeunesse africaine. En ce moment, c’est donc Halidou.

À noter aussi, la troisième édition du FITSEN, le Festival international de théâtre de sensibilisation

Ce festival commence demain et se termine dimanche prochain et se déroule à Niamey à la Maison des jeunes et de la culture Djado Sekou. Au programme : la mise en avant de compagnies de théâtre professionnelles qui mettent leur art au service de cause comme le développement durable, la résolution de conflits religieux ou ethniques, ou encore l’éducation.

Ce sont souvent des formes de théâtre participatif et parfois à vocation thérapeutique aussi. Un temps fort lancé par Maman Iro Abdoul Aziz, lui-même comédien et qui a créé plusieurs spectacles plutôt du développement durable.

Pour ceux qui aiment des sons « old school, », c’est vendredi que ça se passe à Dakar

C’est le retour des soirées Old school loungin. Une soirée consacrée donc aux sons old school avec le thème : « Guess who’s back ? ». Aux manettes Coco Jean, animateur de radio depuis une vingtaine d’années à Dakar, connu pour sa passion pour les cultures hip-hop africaines. Ça se passe au Pullman Dakar Teranga.

À Dakar, dernier jour du premier salon international du pagne africain

Initié par Ivoire tendance, une maison de haute couture installée à Dakar, l’évènement est tout autant un espace de défilés de mode avec la présence de créatrices ou créateurs renommés comme Nana Wax du Bénin qu’un moment pour se pencher sur ce secteur économique. Et c’est le dernier jour pour en profiter.

Source: RFI

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